LOLO BELLONZI

biographie

Charles Lolo BELLONZI batteur de jazz

             LA VIE D'UN MUSICIEN





On ne devient pas Musicien ...On naît Musicien, et le petit enfant qui

nais et sera musicien plus tard, ne le sait pas, il le découvre au fil de son

jeune âge, voilà donc l'histoire d'un musicien :


Il est né à NICE, dans le Sud-Est de la France, un mois de Janvier, un pays

où il fait bon vivre, où les gens sont insouciants, le soleil est Roi et la

chanson Reine. Il se nomme C.B.


Tout le monde dans sa famille chante, rit, pleure, puis rit de nouveau ;

la tristesse, les pleurs et le découragement ne durent pas longtemps dans

cette famille. Le voilà donc parti sur de bonnes bases, entouré d'une

ambiance gaie et chaleureuse. C.B. est d'origine italienne et dans

ces ancêtres il y a quelques artistes dont son parrain qui est musicien

dans une fanfare municipale de la ville.


Le petit C.B. montre des dispositions pour la musique et son parrain ne

tarde pas à s'en apercevoir, quand il le voit, à six ans, taper sur tout,

les chaises, la table, les assiettes, avec sa fourchette, son couteau, il

suit la musique que diffuse la radio. Il n'en faut pas plus pour que le

parrain en question qui est menuisier de son métier, lui taille deux

bouts de bois qui serviront de baguettes, (ses premières baguettes), et

l'emmène avec lui aux répétitions de la fanfare municipale.


Il joue avec les grands, on lui fait un costume à sa taille, il répète

tous les mercredi et fait son premier défilé dans la fanfare comme

tambour "Mascotte".


Il est heureux et les grands l'aident bien, ils lui apprennent les bases

de la musique, le solfège, la marche au pas, le changement de pas

et, surtout, écouter les conseils que lui prodiguent les anciens.


Il reste 7 ans dans cette fanfare et, tout en allant à l'école, qui ne le

motive pas trop, il apprend aussi l'accordéon, instrument avec lequel

les réunions de famille deviennent des soirées dansantes.


Vers l'âge de 12 ans, il commence à faire la connaissance de musiciens

professionnels de variété et de bals populaires, il joue avec eux pour

un public important, ce qui lui apporte une assurance de lui et une

maîtrise bien nécessaire à son futur art, qui sera la musique de jazz

improvisée.

En attendant, H lui faut bien continuer à aller à l'école, et passer son

certificat d'études, avec lequel il va pouvoir quitter l'école à 14 ans.

Il commence à travailler comme apprenti-mécanicien quelques mois,

puis il change de place et essaye la serrurerie ? Ce qui ne lui convient

pas trop non plus. Enfin, il trouve une place comme apprenti-bottier

dans une petite usine, où il apprend le métier de A à Z. 11 commence

par passer la colle sur les semelles, puis il gratte les semelles, il

marque ensuite les pointures, et apprend à se servir de la machine qui

coupe les semelles de cuir, ouvrage dangereux, car il faut faire très

attention à ses doigts. Après plusieurs mois, il fait la coupe de la peau :

agneau, chevreau, etc.. et ce métier lui plaît beaucoup ; car il aime

le travail bien fait et surtout les gens qui font bien leur travail.


Pendant ce temps, il fait toujours de la musique, des bals, les soirées

du mois de Mai surtout. A cette époque il y a dans tous les quartiers,

des bals populaires décorés de fleurs fraiches conçues par les

commerçants, il y a des jeux pour les enfants, des concours de chant

enfin, une ambiance de fête qui dure tout un mois.


11 y a aussi cette fameuse fête du vin qui à NICE, une fois par an est

la plus pittoresque des fêtes, car la fontaine de la place Saint-François,

Marché aux poissons, où toute l'année les poissonnières lavent leurs

poissons, est nettoyée de fond en comble pour cette occasion. Cette

fontaine comprend quatre becs, mais, ce soir là ce n'est pas de l'eau

qui coule, mais du vin en abondance, tout le monde y vient de bon

coeur, surtout les hommes qui ne rentrent qu'à l'aube dans un état

bien moins frais que le poisson qui s'y vend habituellement.


Quelques mois après, c'est la préparation du carnaval, les chars, les

grosses têtes, et C.B. participe presque à toutes les disciplines de ce

gigantesque défilé. Il porte les grosses têtes pour se faire un peu

d'argent, il joue sur les chars faits de papiers collés sur du carton

qui représentent des personnages colorés et drôles. Il défile avec la

fanfare dans laquelle il joue depuis l'âge de 7 ans.


Ensuite, c'est les batailles de fleurs, sur la promenade des Anglais,

avec les violettes, le mimosa, les oeillets, les roses, etc... qui

embaument l'atmosphère.


Le temps passe, et C.B. fait la connaissance d'une troupe de Music-

Hall amateurs, bien sûr. ll commence à répéter avec eux et découvre

encore une autre forme de ce métier d'artiste dans lequel il y a toujours

quelque chose à apprendre. Il joue devant un public différent, qui à

cette occasion, se compose parfois de malades en sanatorium allongés

sur des brancards ou en chaises roulantes. C.B. se rend compte que la

musique, le spectacle, et toutes les formes d'art apportent un grand

réconfort à beaucoup de personnes handicapées aussi bien physiquement

que moralement. Tout cela lui donne beaucoup de satisfaction et de

confiance en lui.


Dans cette troupe d'amateurs, il y a des musiciens, bien sûr, des jeunes

comme C.B. mais un jour, le directeur fait part à ces musiciens qu'un

nouveau membre, un trompettiste, va se joindre à eux, il est plus âgé

que les autres et connaît une musique que C.B. ignore. le JAZZ ?

voilà un mot nouveau qui sonne bien aux oreilles.


Ce nouvel ami lui fait écouter des disques tels que Charlie PARKER,

T. MONK, Bud POWELL, Kenny CLARKE, Miles DAVIS, etc...

Pour C.B. qui a 15 ans et un bon bagage derrière lui, c'est la révélation

d'une musique expressive, qu'il a l'impression d'avoir toujours connue.


A partir de ce moment là, tous ses efforts et son temps se sont fixés

sur un idéal, travailler son instrument "la batterie", écouter beaucoup

de disques, faire des progrès, pour arriver un jour à monter à PARIS et

jouer avec de grands musiciens de Jazz.


C'est ce qu'il fait, avec en tout et pour tout 600 Francs en poche pour

1 mois, 10 Francs par jour pour manger et 10 Francs par jour pour payer

l'hôtel. 600 Francs, pour tenter sa chance à PARIS, telle était la

condition que lui fixa son père.


Il ne perd pas son temps, et fait la connaissance de musiciens de Jazz

français, qui lui font connaître des grands musiciens de Jazz américains

avec qui il joue. Il reste donc à PARIS où sa carrière ne fait que

commencer.


li a beaucoup de mal à se faire accepter par certains musiciens de la

capitale, mais son savoir faire et ses qualités musicales l'aident à s'imposer

et à s'insérer dans ce milieu où beaucoup de musiciens se servent de la

musique, mais ne servent pas la musique.


A cette époque, il se rend compte que les vrais musiciens sont chose rare,

un peu comme une perle dans une huître, il faut en ouvrir beaucoup pour

trouver la bonne. Heureusement, il a 19 ans, c'est l'année 1960 et il

arrive à PARIS à une époque faste, il y a énormément de jeunes musiciens

comme lui, qui ont envie de bien faire, et, les clubs de Jazz nombreux lui

donnent l'occasion de jouer souvent avec de très bons musiciens internationaux


Il arrive à trouver un club de Jazz, le "MARS CLUB" qui l'engage pour

un mois tous les soirs, avec un très bon pianiste noir américain, Bart

TAYLOR, qui va le faire travailler d'arrache pied, les répétitions l'après-

midi, le spectacle le soir, de 23 heures à 4 heures du matin. Les journées

sont bien remplies, ou plutôt les trois huit. La soirée se termine à 4 heures 

du matin, les rencontres musicales continuent au "TABOU" club de Jazz du

6 ème arrondissement, où se retrouvent les musiciens de Jazz qui ont fini

leur boulot et viennent uniquement pour le plaisir de jouer jusqu'à 7 ou 8

heures du matin.


Ensuite, le chocolat et les croissants aux halles avant d'aller se coucher.


C.B. habite un hôtel du 6 ème arrondissement où il y a que des musiciens

de Jazz, il arrive que dans l'après-midi, les musiciens sortent leurs

instruments et se mettent à jouer, à répéter, à confronter leurs idées

musicales. Pour le plus grand bien de la musique et des voisins... Cet

hôtel est tenu par Madame A. qui adore la musique et les musiciens.

Elle comprend les problèmes d'argent et aussi la solitude de ces

musiciens. Souvent, lorsque C.B. ne travaille pas, les soirées se

passent autour de la table, avec d'autres, pour faire une partie de

cartes, de Monopoly. Madame A. les considère encore comme des

enfants et elle aime bien leur compagnie. Elle leur remonte bien

souvent le moral.


Le moral... Il en faut, mais seul ...C'est pas toujours facile et, aussi,

le destin va se charger de combler cette lacune avec la rencontre d'une

jeune fille aussi seule que lui qui va lui apporter un équilibre qui lui

fait défaut et auquel il n'a pas pensé.


La contradiction : voilà une situation bien nouvelle dans la vie de C.B.

qui est sûr de lui, qui s'accroche à ses idées, à son idéal, et qui

découvre d'un seul coup que la vie à deux est une épreuve aussi

difficile que la musique, il lui faut reconsidérer sa vision des choses,

penser pour deux, et bientôt pour trois, car la nature se charge de bien

des choses.


Le voilà avec une femme, sa femme et leur premier enfant, à l'hôtel,

avec une paie pour trois, et de nouvelles responsabilités qui l'effraient

un peu, mais lui apportent l'équilibre qui lui manque, car on peut être

bon musicien, doué, inspiré, il faut trouver son équilibre. La vie

familiale lui amène cet équilibre qui est très important pour un musicien

qui ne vit pratiquement que la nuit et oublie de sortir, prendre l'air, le

soleil, manger sainement à heures régulières.


A présent, il change sa manière de vivre, il est responsable de quelque

chose de plus important que lui. Il faut promener le bébé, lui préparer

ses repas, participer à son éducation, etc...


C.B. cite lui-même " on peut être le meilleur des hommes, le meilleur

des musiciens, mais si on ne le partage pas, on n'est rien du tout".


C.B. est heureux, il se sent épaulé, compris, par sa femme qui aime

la musique, et son enfant, qui lui donne du courage, car la vie de

musicien est difficile, incertaine, il n'y a pas la sécurité de l'emploi.

Les patrons des clubs de Jazz ne font pas de contrats, ils n'engagent que

sur les qualités professionnelles, avec accord d'une tierce personne, et

non pas par écrit.


Il faut se battre sans arrêt, sur les prix, les conditions de travail, le 

respect de la parole donnée, faire attention aux autres musiciens qui

se proposent pour moins cher, sans scrupule.


Dans ce métier, il n'y a pas de règles établies, vous êtes moins qu'un

balayeur de la ville, qui lui, à un statut, est reconnu par la société

et, ... sert à quelque chose... Le musicien de Jazz surtout en France,

est considéré comme un marginal, il n'est pas reconnu, n'a pas de

statut, il n'existe pas en tant que tel, sauf pour les syndicats qui font 

ce qu'ils peuvent, mais sans pouvoir défendre un métier qui n'existe

pas légalement.


En 1962, il y a beaucoup de clubs de Jazz, le "CHAT QUI PECHE",

le "CAMELEON", le "CLUB SAINT-GERMAIN, le "TABOU", les

"TROIS MAILLETS", dans le6 ème arrondissement, le "MARS CLUB",

le "BLUE NOTE", le "LIVING-ROOM", dans le 8 ème...


C.B. joue dans la plupart de ces clubs, il a donc l'occasion de

rencontrer et de jouer avec de grands musiciens étrangers tels que :

Mal WALDRON, Jackie MAC LEAN, René THOMAS, Bud POWELL,

Cat ANDERSON, J. GRIFFIN, Dexter GORDON, Lou BENNETT,

Eddy LOUISS, J. Luc PONTY, pour ne citer que les principaux,

avec qui il fait des progrès énormes dans cette discipline difficile

qu'est la musique de Jazz improvisée.


Il joue dans ces clubs pendant dix ans toutes les nuits et tous ces

artistes de talent, avec qui il joue, lui apprennent une chose que

seuls les vrais artistes possèdent en commun : la simplicité, l'humilité

et la sagesse de savoir attendre.


C.B. comme tous les jeunes gens est un peu fougueux, indiscipliné,

il veut trop en faire et oublie souvent d'écouter les autres musiciens

lorsqu'il les accompagnent. Toutes ces choses, ces défauts de jeunesse

qu'il apprend à dompter pendant des années, pour arriver à maitriser ce

language. Il lui faut beaucoup de temps et de patience.


De la patience il lui en faut... Il vient d'être engagé par un pianiste,

le plus difficile et le plus exigeant de tous les pianistes français,

Martial SOLAL. Homme solitaire, rigoureux avec lui-même et peu

enclin à l'improvisation spontanée qui vient du coeur. C'est un homme

de tête, un ordinateur bien réglé , aucune erreur n'est permise et ne

peut se produire. Tout le contraire de C.B. qui va jouer 3 ans avec

ce "super cerveau" qui le fait travailler comme un forcené, tout de

mémoire, par coeur. Si l'on peut dire. Mais pour C.B. le coeur n'y

est pas, et au bout de trois années de ce travail obscur, où malgré

tout, il a appris des tas de choses techniques, il arrête cette expérience

hors du commun et se retrouve libéré de ce carcan de techniques à

outrance où tout est fait pour séduire, mais où rien ne touche, ni ne

fait mouche. Si ce n'est que C.B. lui, fait mouche pour la deuxième

fille qui vient de naître.


En 1968, il fait la connaissance d'un chanteur Claude NOUGARO avec

qui il joue 12 ans de sa vie. Celui-ci compose ses paroles lui-même et

se sert de certains morceaux de Jazz pour les adapter à sa manière, ce

qui donne un résultat très surprenant. Les paroles ou plutôt les poèmes

qu'il écrit, collent parfaitement à la musique. C.B. prend conscience

que les paroles d'une chanson sont très importantes car elles font voir

des images. Lorsqu'une phrase sonne bien, une image apparait, lorsqu'un

accord sonne bien, une couleur apparait, l'image et la couleur vont

ensemble, comme les paroles et la musique d'une chanson.


Ce qui est plus surprenant, c'est lorsque l'on se rend compte que les

belles paroles, les bons sentiments, les leçons de morale que le chanteur

met dans ses poèmes, ne collent pas du tout avec la réalité du comportement

de sa vie. Il se comporte comme un égoïste, un mégalomane, un frimeur

en puissance. C.B. qui croit que la musique, les poèmes, les paroles,

sont le reflet de l'ortie des gens, s'aperçoit que ce n'est pas vrai ."Tout

de qui brille, n'est pas or". On peut être un bon musicien, écrire des

chansons intéressantes, composer de belles mélodies et être dans la

réalité, une personne antipathique.


C'est paradoxal, mais c'est comme ça, il faut l'accepter. Il y a par

contre des artistes qui eux réunissent les conditions favorables à l'éclosion

de leur vraie personnalité, tout au service de l'Art véritable.


A cette époque, C.B. commence à écouter de la musique classique,

DEBUSSY, RAVEL, CHOPIN, BEETHOVEN, etc... Il enrichit son

oreille musicale, et, petit à petit, il se rend compte que les grands

musiciens de Jazz avec qui il joue, connaissent cette musique et la

cite souvent dans leurs improvisations, car pour improviser, il faut

une culture musicale importante. Beaucoup de grands musiciens comme

ELLI NGTON, PARKER, T. MONK, se sont inspirés de la musique

classique.


A l'opposé, certains musiciens classiques comme Sanson FRANCOIS,

s'émerveille de voir les Jazz-Men, eux, peuvent improviser sur

des harmonies classiques et sortir de la ligne mélodique, comme ils

veulent.


C.B. a connu Sanson FRANCOIS qui vient dans le club de Jazz où

il est, pour jouer le blues au piano, tout heureux d'être accompagné

par des musiciens de Jazz. il n'y a pas de barrière entre les musiciens,

qu'ils soient classiques ou modernes. S. BACH est un improvisateur

certain, et il a laissé des manuscrits qui le prouve.


Les noirs africains ont apporté le rythme, le blues, pour exprimer la

tristesse, mais, avant eux, les compositeurs classiques s'étaient déjà

servi de ces harmonies riches et complexes, que les musiciens de Jazz

ont mis plus tard dans leurs compositions.


Malgré ces belles choses, ces relations intimes qui existent dans cet art,

il arrive à C.B. de jouer de la musique "alimentaire", il faut bien vivre,

gagner sa vie, payer sa nourriture, son logement, etc ... Il apprend et

découvre des musiciens, des professionnels de la musique, qui font cela

comme des fonctionnaires. Ils jouent n'importe quoi, n'importe comment,

pour gagner leur vie et ne respecte pas la musique.


C.B. est alors déçu par ce que l'on appelle "LE METIER" et ne pense

qu'à une chose, faire le moins possible de musique "commerciale".


Ce sera dur, mais il arrive après plus de vingt ans de hauts et de bas à

adapter sa façon de vivre aux possibilités que lui apporte la vraie musique.

Il lui faut jongler avec les moyens du bord et ne pas trop s'en faire. Le

tout est d'avoir confiance, surtout en lui, et ce n'est pas chose facile. Il

faut apprendre. Là aussi, il fait des progrès et commence à y croire, avec

le temps, les choses s'arrangent.


C.B. s'est aujourd'hui mis à la composition. COMPOSER... Voilà encore

un domaine inconnu pour lui, car, comment faire pour écrire de nouvelles

mélodies ? On ne peut pas se dire, tiens, je vais composer un morceau,

la composition doit venir de l'intérieur, il faut attendre, il faut sentir et

découvrir le sentiment qui va faire ressortir une idée, une sensation, une

phrase, et là, c'est le début d'une mélodie. Bien sûr, tout ne vient pas

d'un seul coup, il faut reprendre sans cesse au début, repenser l'idée de

départ, laisser "mijoter", et même, oublier complètement la musique.


Phrase citée par C.B. :


"Rien ne peut arriver dans un esprit agité. La musique, l'onde musicale

passe lorsque l'esprit est calme comme une mer d'huile, et alors là, et

là, seulement, il peut se passer quelque chose, il faut donc être totalement

disponible, pour recevoir des impressions. Cette démarche importante pour

un musicien, est de savoir regarder la nature, les gens, les belles choses,

qui font, que, parfois, quelque chose comme un flash dans la tête, une

lumière qui brille un instant, rapide comme l'éclair, et qui illumine l'esprit.

Pour mois, la musique c'est la vie, l'amour, la joie, la tristesse, toutes

ces choses, qui font que, sans la musique, la vie n'existerait pas".










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